Conservateur/conservatrice de cimetière

Le conservateur de cimetière contrôle les enregistrements, veille au maintien du respect et surveille de près toutes formes d’exécutions funéraires au sein du cimetière.


Parmi les métiers du funéraires les moins représentés, les conservateurs sont également désignés comme « responsables du service de cimetière ». Ce professionnel a en charge de gérer le cimetière, des concessions ainsi que des espaces funéraires.

Rattaché aux services de la mairie avec qui il interagit quotidiennement, il occupe un rôle essentiel dans la gestion des activités funéraires de la ville, dans la mesure où il gère le fonctionnement à la fois du lieu où reposent les morts mais aussi de l’équipe qui entretient cet espace. Occuper ce poste implique des occupations spécifiques ainsi que des compétences strictes.

Des missions étendues et multiples

Prendre en main la gestion d’un cimetière s’avère complexe, surtout quand le lieu dépasse les trente hectares ou abrite plus de 40 000 tombes : cela suppose d’endosser des tâches relevant de domaines très différents mais où il convient d’exceller à part égale. Le conservateur de cimetière doit faire face à des actions quotidiennes parfois lourdes à mener et qui requièrent une attention permanente.

Les opérations funéraires : il faut principalement superviser l’ensemble des enterrements et exhumations, idem pour les incinérations ; il convient par ailleurs d’en prendre note précise afin de tenir les registres et l’administratif à jour ; cela implique un travail de passerelle quotidien avec le service de l’état civil, afin de délivrer les autorisations funéraires concernées, de contrôler les documents émis (par exemple en matière de transfert des corps ou de mise en cercueil).

Les concessions : il est également impératif de s’occuper des concessions, vérifier leur condition, lister celles qui arrivent à terme, sont en mauvais état ou abandonnées, pour en tenir la mairie informée et le cas échéant en ordonner la vacance ou la remise en état.

Les recettes : il s’agit d’encaisser les versements des concessionnaires, ainsi que les taxes à payer par les opérateurs funéraires, le tout en lien avec la trésorerie de la mairie.


La législation : celle-ci étant en perpétuelle évolution notamment dans le domaine funéraire, le responsable se doit d’en saisir les moindres changements via une veille juridique précise et constante.

Les nouvelles technologies : le monde du funéraire s’intéressant de plus en plus aux avancées du numérique, le conservateur s’adapte à ces progrès qui peuvent intervenir dans l’espace même du cimetière. Il lui arrive par exemple avoir à travailler avec des logiciels perfectionnant l’information et la gestion du lieu.

L’accueil du public : il peut s’agir de visiteurs intéressés par la valeur historique et patrimoniale du cimetière, mais la plupart du temps, on est amené à recevoir des personnes désireuses d’être inhumées dans son cimetière, ou des proches qui cherchent la dernière demeure de leur cher défunt. Dans tous les cas, il faut pouvoir répondre aux demandes, être à l’écoute tout en apportant une solution adaptée, très souvent prendre en charge la détresse d’individus frappés de deuil.

La police du lieu : surveillance, sécurité, travaux, en tant que représentant de la municipalité et du maire, le conservateur assure la quiétude du cimetière et veiller au respect de la réglementation inscrite aux points d’accès ; il doit également en assurer la mise à jour s’il y a nécessité.

Le management de personnes : l’équipe en charge du lieu peut parfois comporter plusieurs employés suivant l’envergure du terrain communal ; le conservateur planifie leurs interventions, répertorier et répartir les tâches, gérer le temps de travail ainsi que les périodes de congés, les absences et les remplacements.

L’aménagement des structures : avec l’augmentation des décès, les cimetières sont obligés de s’agrandir ; il revient au conservateur de propulser les travaux d’expansion après en avoir commandité les études. De même pour les jardins cinéraires et autres columbariums, il peut être amené à faire édifier ce type de construction dans l’enceinte du terrain communal.

Le suivi des espaces verts : toujours les cimetières ont été végétalisés, et cette tendance va en s’affirmant via la multiplication des jardins du souvenir ; en partenariat avec le service des espaces verts de sa ville, le conservateur orchestre l’entretien régulier de ces zones, leur mise en valeur par des paysagistes, le renouvellement des parterres en fonction des saisons, l’usage d’espèces appropriées ; il peut selon la politique appliquée par la municipalité s’aviser que son espace est non pollué, par l’utilisation d’engrais naturels, le refus de produits chimiques ...

La protection du patrimoine : il arrive souvent que le cimetière abrite une histoire riche qui reflète la mémoire de la ville, de même certains monuments peuvent témoigner de particularités architecturales, participant de facto au patrimoine de la commune ; le conservateur a alors comme obligation de préserver et de valoriser ces témoignages, par des restaurations respectueuses, la publication et la mise à jour de brochures destinées aux touristes, le fléchage des tombes significatives. L’organisation des commémorations et cérémonies participe de cette démarche.

Des compétences variées et transversales

On le voit, les tâches à effectuer sont très différentes mais complémentaires. Aussi il faut posséder des aptitudes bien spécifiques :

  • une très grande rigueur doublée de précision ;
  • la ponctualité et l’assiduité ;
  • le sens de l’organisation et de la planification ;
  • des capacités comptables ;
  • la possibilité de gérer un budget ;
  • l’encadrement d’une équipe ;
  • la tenue de réunions ;
  • la pratique des règles d’hygiène et de sécurité ;
  • la perception des rites religieux et des différences culturelles funéraires ;
  • le travail en partenariat avec d’autres services ;
  • une connaissance pointue des divers intervenants du secteur ;
  • la maîtrise de la législation et des démarches administratives ;
  • une connaissance de l’outil informatique ;
  • le goût du contact, de l’accueil et de l’écoute ;
  • de la psychologie et de la retenue face aux familles en deuil ;
  • de la fermeté et de la concision dans l’échange avec les concessionnaires et les mauvais payeurs.

Outre ces savoir-faire et ces savoir être, il faut bien réaliser que c’est un travail prenant qui peut demander d’intervenir le week-end ou pendant les périodes de vacances ou de fêtes : il importe donc d’être disponible et investi.

Ne négligeons pas le fait que le conservateur occupe un poste clé dans la vie de la municipalité, il est au service de la population et se doit d’adopter le comportement qui convient. On attend de lui d’être honnête, impartial, il ne peut par exemple privilégier un opérateur funéraire par rapport à un autre, ce serait contraire à sa fonction.

Formation et recrutement

Le conservateur de cimetière étant un agent administratif, il est répertorié :

  • soit en catégorie B au niveau « rédacteur territorial »
  • soit en catégorie C comme « adjoint administratif territorial ».

Le salaire est en conséquence, adapté à la grille propre à chaque catégorie ; à titre indicatif, son montant de base tourne autour de 1800 euros bruts par mois. Il est amené à évoluer avec l’ancienneté.

Dans les deux cas, on peut parvenir à ce poste en passant un concours interne ou externe. Il existe néanmoins des cas de recrutement direct qui tiennent compte du grade du candidat et de son expérience.

Quant au diplôme demandé, il n’excède officiellement pas le niveau du baccalauréat ;  cependant les conservateurs de cimetière ont généralement déjà vécu un certain parcours avant de prendre cette fonction, qui requiert un solide bagage et une assise certaine. Quelques-uns ont travaillé précédemment comme fossoyeurs, gardiens de cimetière ou au service funéraire de la commune, d’autres ont suivi des études de droit et sont intervenus dans les collectivités dont ils maîtrisent le fonctionnement et l’esprit.

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