Organisation du secteur funéraire : l’OGF

Parmi les acteurs du secteur funéraire, l’Omnium de Gestion et de Financement fait figure de meneur incontestable, même s’il doit régulièrement se repositionner par rapport à la concurrence, notamment de son principal rival le groupe FUNECAP.

Une domination économique

Les résultats de l’OGF parlent d’eux-mêmes :

  • cette holding détient un cinquième des parts de marché du secteur funéraire, en accumulant un chiffre d’affaire annuel dépassant les 515 millions d’euros ;
  • l’OGF possède plus d’un millier d’agences, 450 chambres funéraires et quelques cinquante crématoriums.

C’est donc une infrastructure importante, à l’échelle nationale, qui jongle sur le rachat des entreprises rivales tout en jouant la carte de l’innovation constante.

>> À lire aussi : Les contrats « Testament Obsèques »

Histoire d’une stratégie

Cette aventure remonte au XIXème siècle. L’Entreprise Générale des Pompes Funèbres bénéficie alors déjà d’une forme d’avantage ; elle est privilégiée par les autorités religieuses catholiques et juives pour s’occuper des funérailles de leurs ouailles. La loi 1904 sur la laïcité ne remet pas ce fonctionnement en cause.

Rebaptisée par la suite Pompes Funèbres Générales, l’entreprise signe des contrats avec plusieurs villes, notamment en banlieue parisienne (la capitale possède sa propre régie) tout en devenant concessionnaire du SIFUREP, le syndicat intercommunal qui gère l’activité funéraire.

Le rachat des concurrents Roblot et Borniol, la création d’une fabrique de cercueils nommée CGSM (aujourd’hui, les 135 000 unités produites sous la marque M2F fournissent l’OGF … et ses concurrents), progressivement la structure évolue vers la holding, et la volonté affirmée de tirer profit des circonstances.

Ainsi au début des années 70, la hausse des décès en milieu hospitalier se heurte au caractère obsolète des infrastructures : inspiré par le système américain, l’OGF inaugure la première chambre funéraire. De même elle va proposer les premiers services de thanatopraxie.

Volonté de conquête

Tout à fait conscients de la concurrence féroce qui règne dans le milieu, les dirigeants de l’OGF misent sur deux points essentiels pour garder la tête du peloton :

  • phagocyter les groupes rivaux en les achetant afin de s’agrandir constamment - ainsi en 2015 l’OGF acquiert les pompes Funèbres Roger Marin ;
  • surfer à la pointe des nouveautés - devis en ligne, offres à prix réduit, l’OGF ne recule pas lorsqu’il s’agit d’ouvrir la gamme de ses services en exploitant les ressources du digital et la mode du low-cost.

Ce fonctionnement relève d’une véritable stratégie de positionnement, définie au travers du temps comme l’ADN du groupe. Ce facteur a séduit plusieurs fonds d’investissement qui ont misé sur l’OGF durant les dernières années. Actuellement ce sont des financiers russes et canadiens qui gèrent la holding.

>> Acteurs du funéraire : les réseaux d'entreprises

Ce site utilise des cookies afin de vous offrir la meilleure expérience utilisateur possible, de mesurer l'audience et de vous proposer des publicités en lien avec vos centres d'intérêt. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies conformément à notre politique de confidentialité.