Le columbarium : de quoi s’agit-il ?

Le columbarium est un monument cinéraire où sont déposées dans des cases, les urnes contenant les cendres des défunts.

cases de columbarium

Avec une hausse conséquente des crémations en France (environ 450 par jour), il devenait nécessaire d’aménager les cimetières afin d’accueillir dignement les cendres des disparus. Le columbarium fait partie de ces installations.

Il s’agit en fait d’un espace spécifique du cimetière où l’on peut placer les urnes funéraires dans des cases créées à cet effet. L’endroit permet aux proches de se recueillir et d’honorer leurs morts.

Le columbarium est un mode de sépulture à part entière représentant donc une alternative :

Comme tout ce qui touche au mode d’inhumation, la réglementation en matière de columbarium est très stricte. Cela, aussi bien pour les proches que pour les personnes voulant organiser leurs obsèques de cette façon, il convient d’en connaître les principes.

Bon à savoir : Hérité de la Rome antique, le terme provient du latin « columba » ou « niche de pigeons ».

 

Comment se présente le columbarium ?

Il s’agit à l’origine d’un long mur émaillé de cases. Bâti généralement en granit, il peut accueillir plusieurs dizaines d’urnes, voire plus suivant sa taille et son volume.

Depuis plusieurs années on voit se développer différents types d’architectures :

  • les murs du columbarium peuvent adopter une ligne courbe,
  • on trouve également des formes pyramidales,
  • des agencements en colonne,
  • les cases peuvent aussi être réparties sur la largeur du terrain …
  • Les couleurs, les matériaux évoluent pour donner une identité propre au monument, le rendre moins brutal, plus cohérent avec la volonté de recueillement et d’intimité des familles.

Selon la loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire, toute commune de plus de 2000 habitants doit en être dotée. C’est le maire qui en ordonne la construction, et en assure l’entretien.

Où sont placées les urnes cinéraires ?

Le columbarium est en majorité collectif. Même si l’on voit apparaitre depuis quelques années des constructions séparant les cases, appelées « columbarium individuel« , ces installations restent encore relativement rares de nos jours.

La taille des alvéoles qui le composent est déterminée par la mairie, en général on peut y placer de une à quatre urnes.

Attention néanmoins à choisir des contenants adaptés aux dimensions. En cas de problème, la commune ne remplacerait pas le vase initial, qui est de la responsabilité des familles.

Une fois l’urne placée à l’intérieur, la case est scellée par les pompes funèbres avec une plaque. Cette dernière ne peut être apposée que sur autorisation écrite de la mairie.

Elle doit permettre d’identifier le défunt en spécifiant :

  • son nom,
  • sa date de naissance et de décès,
  • ainsi que le numéro de l’emplacement tel que l’a indiqué le service dédié de la commune.

En dehors de ces informations, la plaque peut être ornée librement :

  • d’une photographie ;
  • d’un motif ;
  • ou d’une citation etc…

Tout peut être envisageable, à partir du moment où cela ne gêne pas les autres alvéoles ni ne fragilise la construction.

Durée et prix d’un emplacement en columbarium

Le principe est le même que pour une inhumation en pleine terre. L’emplacement en columbarium fait l’objet d’une concession, qu’il faut négocier avec le maire de la commune concernée, sur la base d’une période donnée qui peut aller de 15 ans à perpétuité (ces périodes sont arrêtées par le conseil municipal).

Il ne s’agit pas d’acheter cet espace ; on ne peut donc le choisir. C’est le maire qui désigne la case destinée au défunt, donnant ainsi à la famille droit de jouissance et d’usage sur cet espace.

Les tarifs des columbarium varient :

  • de 400 à 600 euros pour une période de 15 ans,
  • de 600 à 800 euros pour le double, soit 30 ans.

Une fois cette somme versée intégralement auprès de la municipalité, la case est utilisable jusqu’à échéance de la concession. Cette dernière est renouvelable, les familles ayant un délai variable pour en faire la demande.

La mairie envoie systématiquement un courrier en amont de l’échéance pour en informer les proches.

Si la concession n’est pas renouvelée, que les restes ne sont pas récupérés, ils seront placés dans l’ossuaire. Par ailleurs la concession ne peut être reprise pour un problème d’entretien, ce dernier étant de la responsabilité de la commune.

Enfin, rappelons qu’on ne pas peut disposer d’un lieu cinéraire privé, sous peine de lourdes amendes.

Le columbarium : de quoi s’agit-il ?
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