Le Jardin du Souvenir

Faute de dispositions funéraires clairement exprimées, la famille dispose librement des cendres du défunt ayant opté pour la crémation. Ils peuvent alors choisir de les répandre dans un espace de dispersion des cendres comme le jardin du souvenir.

jardin du souvenir

Les proches peuvent aussi choisir de :

En 2013, la dispersion des cendres au « Jardin du Souvenir » représentait un peu moins de 9 % des crémations.

Un espace de dispersion

espace de dispersionSuite à l’incinération du défunt, l’urne funéraire est remise aux proches en charge de l’organisation des obsèques qui peuvent demander une autorisation au maire de la commune du lieu de dispersion. Il n’existe pas de réel motif de refus outres mesures.

La grande majorité des cimetières sont désormais dotés d’un espace de dispersion : le jardin du souvenir n’est généralement pas très grand mais permet quand même parfois et selon les communes d’y déposer quelques fleurs de deuil. Cet aménagement est souvent délimité par des bordures en granit.

Législation : Depuis l’entrée en vigueur le 1er janvier 2013 de la loi du 19 décembre 2008, les communes de plus de 2000 habitants ont l’obligation de mettre à disposition un aménagement cinéraire.

Le prix

Son usage est gratuit puisqu’il est finalement l’équivalent du terrain commun lors d’une inhumation. Il peut cependant conduire à une modeste dépense (entre 50 et 100 €) correspondant au coût de la gravure sur le monument du souvenir si le cimetière en dispose.

Les contraintes du jardin du souvenir

Contrairement à une sépulture traditionnelle, cet espace est collectif et répond à un fonctionnement plus ou moins précis selon les communes.

L’agencement le plus souvent utilisé, et qui semble être le plus approprié d’un point de vue symbolique, est un espace gazonné sur lequel les cendres funéraires sont dispersées au moyen d’un appareil appelé « dispersoir », un genre d’urne pouvant s’ouvrir en partie sous l’action des mouvements de la main de la personne en charge des obsèques qui, à mesure des balancements de son bras, disperse les cendres dans le jardin des souvenir.

Mais le gazon doit être entretenu. Ainsi, les proches peuvent parfois ressentir une certaine frustration liée au recueil :

  • le défunt ne dispose pas d’espace personnel à proprement parler ;
  • la pelouse peut être tondue seulement quelques jours après la dispersion (rien à l’heure actuelle ne précise la durée minimum durant laquelle ce lieu doit rester intact après dispersion).

En effet, certains endeuillés ont besoin de matérialiser la sépulture du défunt, ou au moins de discerner un lieu précis où se trouvent les cendres funéraires.

Pour pallier à ce problème, de plus en plus de cimetières se munissent d’un puits de dispersion se présentant généralement sous la forme d’un lit de gros galets facilement reconnaissable.

Le puits de dispersion

puits de dispersionL’installation d’un puits de dispersion se fait par le biais d’un puits en béton souterrain surplombé d’une grille métallique cachée le plus souvent par des gros galets blancs. Les cendres sont alors dispersées dessus en s’insinuant à travers les interstices.

Les communes n’ont pas spécialement de consignes légales à respecter quant à l’agencement de ces aménagements quelques peu particuliers.

Beaucoup de cimetières sont dépassés et voient s’accumuler, de façon peu esthétique, toujours plus de nouvelles cendres.

Pour les proches, cet endroit censé représenter l’assurance d’une garantie pour l’hommage et le souvenir, se transforme en quelque chose de finalement peu esthétique et trop impersonnel.

Le Jardin du Souvenir
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