Tombes d’occasion : de quoi s’agit-il ?

Les tombes d’occasion ont déjà servi sur des concessions qui n’ont pas été renouvelées. De plus en plus de communes choisissent désormais de proposer des tombes funéraires à la vente à des tarifs économiques, plutôt que de les détruire comme elles le faisaient auparavant.

Exemple de tombe neutre à obtenir en occasion.
Exemple de tombe neutre à obtenir en occasion.

Pourquoi choisir ce type de solution plutôt qu’un monument neuf ? Quels sont les avantages ? Quels sont les coûts ?


 

Tombe occasion : Un phénomène en développement

Toute concession qui n’est pas renouvelée au terme du contrat doit être remise « en circulation » par la mairie, après un ensemble de vérifications auprès des familles des défunts.

S’il n’y a pas reconduction, la pierre tombale qui équipait le caveau doit être démantelée, pour laisser la place au monument d’un nouveau concessionnaire.

Bon à savoir :
Jusqu’au milieu des années 1990, il était usuel de détruire ces constructions. Mais depuis les années 2000, on voit de plus en plus de municipalités (petites villes comme Lannyon ou grosses agglomérations comme Lyon) qui proposent de revendre les monuments ayant déjà servi, à un tarif moindre.

Des raisons multiples

Les arguments pour recourir à des tombes d’occasions sont nombreux. Ils sont à la fois d’ordres économiques et environnementaux.

  • Avec la crise économique et la baisse du pouvoir d’achat, de plus en plus de familles voient leur budget réduit quand il s’agit de financer des obsèques dont on sait qu’elles sont onéreuses. Le recours à un monument d’occasion constitue l’opportunité d’offrir une sépulture convenable au défunt, sans débourser pour autant une somme exorbitante. En mettant ces tombes en vente, les mairies économisent les travaux nécessaires à leur dislocation tout en augmentant leurs rentrées de fonds.
  • La réutilisation des dalles s’apparente au recyclage et évite l’usage de pierres naturelles qui viennent actuellement à manquer (certaines carrières d’Asie font l’objet de surexploitations coupables).

Tombes d’occasions : Un choix varié

L’offre concerne aussi bien les pierres tombales que les stèles, les vases, les crucifix, les plaques funéraires.

Les éléments sont vendus démontés, et bien sûr, sans gravure personnalisée.

Les produits ont habituellement une trentaine d’années (le temps moyen d’une concession), il faudra donc en vérifier l’état, notamment la qualité de la pierre, sa résistance, s’il y a des éclats, des tâches, des fragilités qui pourraient mettre en péril l’étanchéité par exemple.


On trouve des constructions en pierre, en granit, en marbre ; elles sont de couleurs et de formes différentes, simples, agrémentées de croix. La plupart du temps, il s’agit de lots.

Certaines mairies possèdent des plateformes présentant les modèles ; d’autres éditent des fascicules.

Le mieux est d’entrer en contact avec les services concernés pour leur demander s’ils pratiquent ce genre de vente, et quelle est leur offre.

Des tarifs attractifs

Les prix vont de 5 euros pour une décoration ou un vase à 700 euros pour un monument complet agrémenté d’un prie dieu et d’une stèle.

En règle générale, les montants sont 3 à 10 fois moins élevés que pour du neuf. Tout va dépendre de l’état des plaques et des accessoires, de la politique tarifaire de la municipalité.

À savoir : Ne sont compris ni les frais de déplacement, ni le remontage du monument, qui sont à la charge de la famille.

Comme lorsque l’on décide de souscrire une assurance ou contrat obsèques, avant de se décidé, il convient de comparer les propositions d’une mairie à l’autre, et de demander leur avis soit aux pompes funèbres en charge des obsèques soit à l’artisan qui érigera la tombe.

Il convient par ailleurs de s’informer en amont des obligations en matière de pierre tombale et de caveau, afin d’orienter son choix et de sélectionner un monument adapté et en bon état.