Obsèques : organiser une réception après les funérailles

Sous forme de repas, cocktail, ou simple buffet, la réception après l’enterrement joue un rôle essentiel dans le processus de deuil et ne doit donc pas être organisée à la légère. Procurant un vrai sentiment de réconfort à la famille ainsi qu’aux proches, la collation permet de rassembler des personnes n’ayant plus forcement la possibilité de se voir, résidents loin les uns des autres… leur permettant ainsi de rendre un dernier hommage au défunt – dans une ambiance émouvante et chaleureuse. Comment s’y prendre ? Quelles sont les options envisageables ? Lassurance-obseques.fr vous aide à y voir plus clair.

Buffet et reception après cérémonie enterrement
Jadis les funérailles étaient l’occasion de veillées importantes rassemblant les clans avant et après la cérémonie. Aujourd’hui, les mœurs ont changé et l’on privilégie l’option d’une réception qui suit la mise en terre ou la crémation.

Pourquoi organiser ce type de réception ?

La raison est simple, humaine avant tout, liée à la mémoire comme aux ressentis…

On se retrouve autour d’un verre, d’une tasse de thé, pour se souvenir ensemble avant tout, pour rendre un hommage commun au disparu, en évoquant des moments joyeux ou plus nostalgiques, en se remémorant qui il était, ce qu’il aimait, en écoutant les musiques qu’il appréciait.

Cette réunion joue un rôle essentiel après le moment émotionnellement éprouvant des obsèques. Qu’il s’agisse d’inhumation ou de crémation, le départ d’un être cher est une épreuve mentale qu’il est plus aisée de surmonter en groupe, au sein de sa famille et de ses proches. On peut y échanger sur la cérémonie, comparer ses sentiments, son état d’esprit, formuler ses émotions en groupe dans le cadre de discussions et de confidences avec des personnes que l’on connaît.


 

C’est l’occasion de se reposer un instant ; le deuil est un processus physiquement épuisant, les obsèques constituent un climat qui peut impacter physiologiquement ceux qui y assistent ; se restaurer après pareils instants prend tout son sens,  le faire avec d’autres personnes est encore plus important puisqu’on rompt la solitude de la perte.

Il est essentiel de remercier ceux qui sont venus, parfois de loin, honorer le défunt de leur présence lors de son ultime voyage. Ces heures volées au quotidien méritent un repas pris en commun, dans ce moment où l’on revoie ses enfants, leur progéniture, des cousins, des oncles et tantes, autant d’intimes souvent éloignés par les aléas de l’existence et l’éclatement géographique imposé par nos sociétés modernes.

Bon à savoir : Il est possible d’anticiper par le biais d’une assurance obsèques une réception après obsèques. Il conviendra de s’orienter vers un contrat en prestations.

Qui inviter ?

Dans cette perspective, il faudra prévoir les personnes à convier : la famille proche bien sûr, les amis, certains collègues de travail, bref des connaissances qui comptaient dans la vie du défunt, qui lui importaient, qu’il aimait. On évitera de convoquer des individus entretenant de vieilles querelles, pour éviter de les ranimer dans un moment aussi recueilli. On peut par contre faire venir des acteurs importants comme le représentant religieux qui a officié durant les obsèques, et qui peut avoir une présence apaisante par son écoute, ses conseils.

On peut aussi admettre des personnes rencontrées au cimetière ou au crématorium, dont on n’imaginait pas qu’elles seraient présentes. Il s’agit de privilégier les retrouvailles, la concorde. Il est donc préférable de contacter ceux dont on désire la présence avant, afin qu’ils soient libres et gardent du temps. Il faut également avoir une idée du nombre d’invités en amont pour les avertir par téléphone, courriel ou carton d’invitation … et pour paramétrer la réception en conséquence.

Quel lieu pour organiser la réception ?

  • Le mieux reste le domicile du défunt ou d’un de ses proches. C’est l’idéal en termes d’intimité, d’économie … mais pas forcément de place.
  • Il est aussi possible de se tourner vers le funérarium ou les pompes funèbres. Des salons sont destinés à accueillir ce type de prestation ; conscientes du besoin, les agences aménagent leurs locaux dans cette perspective, prévoient une salle à cet effet, et proposent même des forfaits de ce genre dans leur devis, avec traiteur et décoration du local.
  • On peut aussi louer une salle de réception auprès de la municipalité ou de la paroisse, surtout quand on attend un nombre élevé de convives. Cette solution est peu onéreuse, mais implique qu’on arrange la salle par soi-même ultérieurement, ce qui n’est pas forcément évident quand on est accablé de chagrin, épuisé émotionnellement et occupé à gérer les démarches propres aux obsèques.
  • Reste la solution du restaurant ou du café dont on fera privatiser une salle, pour préserver l’intimité de la réunion. Il sera préférable d’avertir le gérant à cet effet. Cette option inclut la préparation de plats, l’organisation d’un buffet.

Quelle que soit la solution retenue, il faut veiller à adopter une décoration sobre, propice au recueillement, et choisir un site proche du cimetière ou du lieu de la cérémonie, afin d’éviter des temps de transport trop longs.

Quels plats proposer ?

  • La simplicité demeure de mise ; difficile de cuisiner pour un certain nombre de convives quand on est épuisé et déprimé. Il faut donc compter sur un buffet qui permet à chacun de se servir, économise la complexité d’un plan de table et laisse les invités comme leurs hôtes autonomes, libres de s’asseoir où ils le désirent, pour discuter, échanger sans contraintes ménagères, ce qui est l’objectif premier de la réunion.
  • Un buffet donc, avec des mets froids, des petits fours, des canapés et des bouchées, des salades, du salé et du sucré, bref des aliments aisés à mettre en place et à manger, roboratifs mais qui ne nécessitent pas une préparation complexe, ni un séjour prolongé en cuisine, pas ou peu de réchauffage et seulement grâce aux micro-ondes. Pourquoi au passage ne pas y intégrer une friandise qu’aimait la personne décédée, comme un clin d’œil complice ?
  • Pour les boissons, on privilégiera du café, du thé, du chocolat, des breuvages chauds mais aussi des sodas, des jus de fruit, de l’eau, éventuellement du cidre et du vin mais avec modération, certains devant reprendre la route après. On évitera cependant le champagne, symbole de fête et de réjouissances (à moins que le disparu en ait exprimé la volonté).
  • Quant à la vaisselle, préférez des objets jetables (verres en plastiques, asiettes en carton etc.), recyclables, afin de s’épargner une mise en place, un nettoyage et des rangements aussi fastidieux que fatigants. Du reste les personnes présentes peuvent aider à l’installation et au rangement, ce qui peut constituer un moment d’échange et de détente supplémentaire. Idem pour la gestion des plats, chacun peut amener une préparation, un gâteau, une recette. Il suffit de s’organiser en amont.

Dans tous les cas il vaut éviter de confier une tâche aux plus fragiles comme aux plus éprouvés. Si l’on se sent trop désemparé, il est possible de faire appel à un traiteur. Nombreux sont les établissements qui proposent des formules adaptées avec une échelle de prix très vaste, ce qui inclut les plats et la vaisselle, ainsi que l’installation.

Quelle que soit l’option retenue, il est préférable d’avoir les idées claires sur le nombre de personnes présentes, le lieu à investir, le budget dont on dépend. Il faut alors demander des devis et les comparer. Les personnes qui se sentent un peu dépassées par la situation peuvent se faire accompagner par un proche qui leur servira de conseil, les épaulera dans leurs démarches.