Prix d’un cercueil : comment évaluer son coût ?

De par la législation française, les personnes décédées doivent être placées en cercueil, pour leur transport, leur inhumation ou leur crémation.

De fait, la bière est donc un élément central de la cérémonie funèbre ; elle constitue un poste de dépense incontournable et souvent conséquent au sein du devis global des funérailles.

prix cercueil
Comme le coût des obsèques, les cercueils eux-aussi connaissent l’inflation.

Avec des tarifs allant de 500 à 3000 euros (parfois plus), comment s’y retrouver ?

De quels paramètres dépend le prix d’un cercueil ? Quels éléments faut-il prendre en compte pour bien choisir avec un rapport qualité/prix favorable ?


 

Important : On constate depuis quelques années l’apparition de services low-cost, la multiplication de sites spécialisés fournissant des produits à bas prix. Néanmoins, le choix d’un cercueil ne peut, pour des raisons multiples, être négligé, ni motivé par de simples questions d’économie.

Coût du cercueil : une dépense obligatoire

Il faut en être conscient : parmi les nombreux frais d’obsèques, on ne peut hélas (ou heuresement) faire l’économie du cercueil.

La loi française rend l’usage du cercueil obligatoire, ainsi que le stipule le Code Général des Collectivités Territoriales, plus particulièrement les articles 2213-25, 26 et 27 ; il s’agit avant d’impératifs d’hygiène et de santé publique.

Les différents articles du CGCT explicitent ses matériaux et modes de fabrication, son épaisseur en fonction de son utilisation. En effet, un cercueil homologué répond aux réglementations induites par la norme NF D80-001 déterminée par l’État en accord avec les professionnels du secteur.

Il intervient aussi bien dans le cadre d’une inhumation, d’une crémation, d’un transport de corps que  d’une exhumation, si jamais le cercueil initial est dégradé.

On le constate, le recours au cercueil est donc impératif, et il faut choisir un produit reconnu et normé, ce qui suppose d’avoir à consulter des professionnels.

Le cercueil : un certain coût de fabrication

Le prix de base d’un cercueil destiné à être mise en bière (placé en terre) tourne autour de 500 euros et peut s’élever jusqu’à plus de 3000. Les importants écarts de prix d’un modèle à l’autre s’expliquent par différents paramètres. Un cercueil en chêne coutera forcément plus cher qu’un cercueil en acajou.

Le montant d’une bière, quelle qu’elle soit, recouvre avant tout les différentes étapes de sa fabrication :

  • séchage et découpe du bois ;
  • assemblage du caisson ;
  • placement de la cuvette d’étanchéité ;
  • vernissage et finissage
  • pause d’une plaque métallique d’identification du défunt, imposée depuis 2011.

Il faut y ajouter d’autres éléments qui varient en fonction des circonstances et des budgets :

  • la taille qu’on détermine selon les mesures du défunt ;
  • l’épaisseur du bois (de 18 mm pour les cercueils destinés à la crémation ou aux transports à 22 mm pour ceux utilisés dans les enterrements et les transferts de longue distance) ;
  • le type de bois (le pin, le sapin ou le hêtre demeurent les matériaux les moins chers, à l’inverse de l’acajou, très luxueux, ou du chêne, résistant à l’humidité) ;
  • la forme :
    • le cercueil parisien en forme de losange
    • le cercueil lyonnais ou lorrain aux formes droites
    • le « tombeau » dont le couvercle est travaillé
    • le cercueil américain, droit et qui s’ouvre aux trois quarts
  • la couleur (qui peut aller du clair au sombre, les nuanciers étant très complets, on trouve même des gammes très subtiles de rouge ou bleu pailleté dans certains catalogues) ;
  • le finissage (cire, vernis, …) pour un effet mat ou brillant ;
  • les accessoires :
    • poignées, obligatoires, au nombre de quatre pour faciliter la manipulation et le portage du cercueil (en plastique pour les moins onéreuse, ou dans plusieurs types de métal, acier, bronze, …) ;
    • plaque commémorative personnalisable ;
    • crucifix ou autre signe religieux (en plastique, en bois ou en métal) de 5 à 100 euros ;
    • capitonnage en tissu de diverses qualités et couleurs on en trouve à 80 euros) ;
    • intérieur en zinc dans le cas d’un cercueil hermétique (utilisé en cas de décès par maladie contagieuse, placement en caveau provisoire, conservation du corps en chambre funéraire ou chez lui au-delà de six jours, sur ordre du préfet).

Incinération : le prix des cercueils moins chers

Dans le cadre d’une crémation, le cercueil est amené à être brûlé en même temps que le corps. Il est donc fabriqué dans des matériaux rapidement inflammables, ce qui exclut les ornementations trop lourdes, les équipements trop luxueux. La gamme de prix s’étend de 500 à 800 euros environ.

On privilégie des bois comme le sapin, le pin, le peuplier ; il existe également des caissons en plaques d’aggloméré.

Dans tous les cas, l’épaisseur des parois est de 18 mm, pour faciliter l’embrasement.

Les formes proposées sont relativement épurées, afin de prendre place plus facilement dans l’espace d’incinération.

Les plaques, poignées et autres accessoires sont soit démontables, soit fabriqués dans un matériau combustible.

Vernis et fournitures utilisés doivent cependant répondre à certaines normes pour éviter tout risque d’incendie ou l’émanation de substances toxiques lors de l’incinération. Depuis quelques années, on voit apparaître sur le marché des cercueils en carton écologiques, légers et personnalisables.

À savoir sur les cercueils écologiques :

  • cercueil ecologiqueLes premiers prix évoluent autour de 100 euros, les plus hauts tarifs tournent autour de 600 euros, en fonction des décorations apportées ; le montant moyen est de 300 euros.
  • Attention cependant, si ce type de produit est homologué par l’état, il n’est pas accepté dans les crématoriums de 44 départements.

 

Quelques principes de précaution avant l’achat d’un cercueil

On le voit, le prix d’un cercueil dépend de multiples paramètres.

Avant de trancher pour un modèle ou l’autre, quelques conseils de bon sens.

Conseils pour choisir son cercueil au bon tarif

N’oubliez surtout pas la loi telle qu’elle est précisée dans l’article 3 des Arrêtés du 11 janvier 1999 et du 11 octobre 2011 relatif à l’information sur les prix : le prix des cercueils doit être étiqueté précisément, stipuler le prix total, détailler les différents éléments comme le caisson principal, les poignées, la cuvette étanche, puis les accessoires ajoutés comme les décoration, le type de bois utilisé, les autres matériaux, le genre de finitions ; toutes ces mentions doivent apparaître sur le devis.

Demandez conseil auprès de l’entreprise de pompes funèbres qui gère les obsèques ; elle possède un catalogue de produits adaptés, se fournit chez un fabriquant dont elle connaît le fonctionnement… Elle saura donc vous épauler.

Expliquez bien l’usage du cercueil, afin qu’on détermine au mieux vos besoins et le montant global de la facture.

Évitez d’acheter à l’aveugle sur internet :  il est important de voir, toucher le produit, vérifier sa qualité, sa solidité, son étanchéité.

Conscients du coût que représente le cercueil, certains professionnels proposent souvent des packs ; il convient de s’en informer.

Si vous consultez un menuisier spécialisé, n’oubliez pas d’intégrer dans le prix global le coût du transport.

N’hésitez pas à contacter plusieurs artisans, à comparer les offres et les devis, avant d’arrêter votre choix ; les écarts sont souvent impressionnants.

À noter : Vous pouvez, par le biais d’une assurance ou convention obsèques, déterminer à l’avance le prix de votre cercueil. N’hésitez pas à effectuer un comparatif gratuit des différentes offres.
Prix d’un cercueil : comment évaluer son coût ?
3.6 (72.5%) 16 votes