Chambre mortuaire ou chambre funéraire : quelle différence ?

« Chambre mortuaire », « chambre funéraire » : si vous êtes confronté au décès d’un proche, vous risquez fort d’entendre ces deux expressions. Attention, elles ne désignent pas la même chose, et il faut les différencier. En effet, elles ne sont pas situées au même endroit, ne dépendent pas des mêmes organismes, n’ont pas la même fonction … ni le même coût.

La chambre mortuaire

Elle se situe dans un établissement de santé, hôpital ou maison de retraite. Elle est destinée à entreposer la dépouille des patients décédés sur site.

Elle est organisée en deux espaces :

  • les locaux où les corps sont conservés en caisson, entre 0 et 5°, en attendant leur transfert au domicile ou en funérarium ;
  • le lieu d’accueil des familles en deuil.

C’est un endroit généralement quelque peu « austère », qui dépend des horaires d’ouverture de l’institution.

Assimilé à un service de santé, le passage en chambre mortuaire est gratuit les soixante-douze premières heures. Les journées suivantes sont facturées, selon le tarif imposé par le directeur de l’établissement.

Un corps peut être conservé en chambre mortuaire jusqu’à six jours, voire dix - si il n’est pas réclamé par des proches.

Bon à savoir sur la chambre mortuaire

  • On peut y pratiquer une toilette mortuaire, religieuse ou non.
  • Certaines cliniques privées sont équipées de ce type d’installation mais ce n’est pas une obligation. De même, les structures de soins trop réduites n’en sont pas pourvues. Dans ces cas-là, l’administration doit avertir les familles au plus vite pour qu’elles mettent en place le transfert du corps vers son domicile ou le funérarium.
  • Les frais du trajet sont alors à la charge des familles. Il intervient au maximum une journée après le décès, deux jours si il y a eu traitement par un thanatopracteur.
  • Si l’établissement de soins n’a pu prévenir les proches à temps, il endosse le coût du transport vers le funérarium et des trois premiers jours de conservation.
  • Jadis, la chambre mortuaire était appelée « morgue ».

La chambre funéraire

Contrairement à la chambre mortuaire qui se situe dans une institution de soins, la chambre funéraire est une structure extérieure, à part entière, gérée par une entreprise de pompes funèbres, pour son compte propre ou celui d’une municipalité. Elle est aussi qualifiée de « funérarium ».

C’est là que l’on accueille les corps afin de les préparer pour les obsèques. Cela suppose les soins post-mortem, la mise en cercueil dans une atmosphère réfrigérée.

Bon à savoir sur la chambre funéraire

  • Le corps y stationne environ trois jours avant crémation ou incinération.
  • Le lieu comporte une zone technique où les défunts sont traités, préparés, conservés, une partie administrative et des salons aménagés, permettant aux familles de se recueillir, d’organiser une cérémonie funéraire avec exposition du corps sur un lit réfrigéré ou en cercueil. Ces salons peuvent être personnalisés par les proches.
  • On doit y trouver affichés la liste des entreprises de pompes funèbres habilitées par la préfecture ainsi que le règlement intérieur du site.
  • Cette prestation est tarifée en moyenne 80 euros par jour.
  • C’est la mairie de la commune où a eu lieu le décès qui fait la demande d’admission.
  • La prise en charge du corps intervient dans les vingt-quatre heures suivant la mort, quarante-huit heures si il y a eu soins de conservation par thanatopraxie.
  • Une personne décédée dans l’espace public va automatiquement en chambre funéraire.
  • La liste des chambres funéraires du département sont disponibles en maire ou en préfecture.

Ce site utilise des cookies afin de vous offrir la meilleure expérience utilisateur possible, de mesurer l'audience et de vous proposer des publicités en lien avec vos centres d'intérêt. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies conformément à notre politique de confidentialité.