Obsèques : comment garder une trace de ses dernières volontés ?

Quand on parle de dernières volontés, on pense tout de suite au testament, à ce que l’on lègue et à qui. C’est oublier que ces dernières volontés englobent également ce qu’on attend en matière de funérailles.

Incinération ou crémation, rituel religieux ou civil, couleur et forme du cercueil, dernière demeure spécifique, habits et objets à placer dans la bière, organisation d’un repas, fleurs ou don à des associations, musique … tous ces éléments participent d’une célébration que de plus en plus on désire à son image. Le mieux est alors d’y réfléchir en amont, et d’en exprimer chaque point par écrit, le plus clairement possible, quitte à avoir chiffré ces prestations, à avoir ciblé un prestataire.

Laisser une trace concrète

L’idée est de laisser une trace officielle de cette volonté, que les proches trouveront aisément et que personne ne pourra contester. Aussi, il faut éviter de demeurer au stade de la communication orale. Avoir discuté du sujet avec un ami dont on pense qu’il témoignera et fera respecter ces choix est particulièrement risqué, surtout si on a dit tout le contraire à son épouse ou ses enfants. Le mieux est donc de rédiger ses directives, le plus clairement possible.

Privilégier un document sans ambiguïté

Il faudra le faire dans un document autre que le testament qui n’est consulté qu’après les obsèques. Une lettre authentifiée enregistrée chez le notaire comme un document officiel peut convenir, un courrier sur lequel on place un copyright peut également faire l’affaire.

  • L’important est que le document soit connu, que la famille sache où il se trouve.
  • Il doit porter tous les paraphes possibles pour être identifié incontestablement : nom, prénom, date, signature.
  • Il faut le rédiger avec des tournures très simples, très directes, éviter les verbes de souhait, le conditionnel.
  • Il importe de désigner des personnes proches qui sauront où se situe ce document.

Officialiser ses directives

Outre cette première option, on peut également renseigner ses désirs funéraires soit auprès d’un opérateur funéraire (c’est le cas auprès des services funéraires de la Ville de Paris), soit sur une plate-forme type Testamento. Conscients du besoin en la matière, les acteurs de la profession proposent de plus en plus de conserver les consignes en matière de cérémonial, en concret ou sous format digital. Là aussi il conviendra d’être le plus précis possible.

Autre possibilité, on peut arrêter ses instructions dans une assurance obsèques, soit au niveau du détail des prestations, soit parce que le contrat prévoie une garantie supplémentaire à cet effet. Le marché de l’assurance a bien pris conscience de la demande, adaptant ses produits pour satisfaire les attentes et rassurer la clientèle.

Dans tous les cas, il vaut mieux ne pas en rester au stade de la volonté orale. L’écrit est absolument nécessaire pour conserver une preuve. Cet écrit a ensuite tout intérêt à être enregistré, confié à des professionnels qui en prendront soin.

Attention : ces directives ne sont pas tout ; si vous désirez laisser votre corps à la science, il ne suffit pas de l’écrire sur un papier, authentifié ou non. Il y a tout un processus de déclaration à faire auparavant, auprès des universités de médecine, avec courrier, fiche de renseignements, frais à régler d’avance. Quant au don d’organe, il est aujourd’hui automatique, à moins qu’on se soit inscrit au registre national des refus de don d’organe.

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