Un enterrement qui vire vraiment au grand n’importe quoi !

Les obsèques se déroulent ce mardi à l’église de Saint-Étienne-de-Villeréal. L’abbé Chaissaigne, qui dirigeait les obsèques, a témoigné d’un comportement qualifié d’étrange, voire scandaleux selon les dires de certains proches du défunt.

enterrement

Quand on demande une célébration à l’église, on demande une célébration catholique. Je suis un anti-musique de crématorium. Mes confrères font ce qu’ils veulent, s’ils acceptent du Piaf dans une église, je ne suis pas là pour les juger. Il y a des recommandations diocésaines à ce sujet, je me contente de les appliquer. De même que les textes qui sont lus par les familles doivent aussi être des textes catholiques

a déclaré l’Abbé Chassaigne.

Des lectures gâchées...

«Tout se passait très bien au début. Mon papa était un ancien combattant et un résistant bien connu ici, l'église était remplie. Puis, vers la fin, mes nièces ont décidé de lire un poème pour rendre hommage à mon père.» explique le fils du défunt, Claude Mellet.

Les nièces du défunt, lors de leur poèmes ont « osés » dire ceci :

« Tu n'es plus avec nous, mais tu es dans la pièce d'à côté », une pensée comme vous le comprendrez, pleine d’émotion. Le problème c’est qu’apparemment ces mots n’ont absolument pas plus à L’Abbé qui a rétorqué haut et fort « Ce n’est pas catholique ! »

devant une église remplie d’émotion à la lecture de ce joli poème. Phrase à laquelle il a rajouté

« Vous n'êtes pas d'accord ? Demandez au vicaire général ! ».

Un Abbé qui pète les plombs

À ce moment-là ce fut au tour de quelqu’un présent dans l’assemblée de s’offusquer "Ce n'est peut-être pas catholique, mais c'est de l'amour ! » à quoi l’Abbé a répondu sèchement « Taisez-vous !» apparemment dans un état second.

Quelle ambiance !

Je vous laisse imaginer l’ambiance qui a pu régner dans l’église jusqu’à la fin de la cérémonie religieuse.

« J'ai été très choqué, ma femme également, ma fille et mes nièces ont dû quitter l'église. Nous avions prévu une chanson à la fin de la cérémonie, de Daniel Guichard, ‘‘Mon vieux''. Là aussi, l'abbé m'a répondu que "ce n'était pas catholique''. »

L’abbé ne se remet pas vraiment en question

« Comprenez bien que l’on ne peut pas faire n’importe quoi dans une église » a déclaré l’Abbé même s’il reconnait s’être légèrement emballé devant une situation qui ne se prêtait vraiment pas à l’énervement ou à la tension.
L’Abbé reste quand même sur ces positions en déclarant que, même s’il regrette avoir haussé le ton, il reste néanmoins responsable de ce qui ce passe à l’intérieur de son église. .

« Ce n'est pas un lieu public. J'avertis en général les familles, qu'il n'y aura que de la musique classique instrumentale ou religieuse. Au-delà de la peine des gens, on ne peut pas faire n'importe quoi dans une église. Je suis disposé à recevoir cette famille, ma porte n'est pas fermée. »

Et vous pardonneriez-vous ?

Pierre C.
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Fondateur de Lassurance-obseques.fr

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6 commentaires à Un enterrement qui vire vraiment au grand n’importe quoi !

  • Il faut pardonner mon petit…

  • C’est incroyable qu’il ait pu réagir comme ça… Ça a du être un moment terrible pour les familles…

  • Je suis d’accord avec le pretre. Les chansons et les poemes profanes n’ont pas leur place dans une egise catholique.. Ces textes ont souvent beaucoup plus de sens que les textes et chansons catholiques mais il faut les garder pour le crematorium. Seulement, il aurait pu attendre la fin de l’office pour faire part a la famille de ses sentiments.

  • pauvre Abbé …..!

  • Sur le fond, l’abbé était pleinement dans son droit. Le célébrant est maître des lieux. En principe, toute prise de parole doit être accordée avec lui, car effectivement il doit garantir la cohérence des paroles prononcées avec l’enseignement de l’Église en question.

    Après, il y a le fond, et il y a la forme.

    Mais de là à en faire tout un foin…

  • Il faut déposer une réclamation à l’Evêque du ressort. CE COMPORTEMENT PUÉRILE EST INADMISSIBLE ! Et encore plus dans ces circonstances pénibles ! Si j’étais l’Evêque, je lui retirerai sa cure et je l’enverrai méditer dans un monastère…

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