Le don d’organes, une façon de voir la vie après la mort

Trop de personnes meurent chaque année faute de trouver un donneur. Chacun d’entre nous peut venir en aide à des milliers de malades en cas de décès.

Pourquoi donner ?

Dans le cas ou l’un d’entre nous meurt brutalement dû à un accident ou une maladie, les médecins feront tout leur possible pour nous ramener à la vie.
Mais quand il n’y a plus rien à faire, le choix de donner ses organes c’est décider de donner un bien précieux qu’il serait dommage de laisser perdre alors que tant de gens attendent un greffon pour renouer avec la vie.

Le corps prélevé est toujours respecté et ne modifie pas l’apparence physique.

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On distingue deux types de dons :

  • le don d’organes : le cœur, les poumons, les reins, le foie, le pancréas
  •  les tissus : la peau, les os, la cornée, les valves cardiaques, la moelle osseuse, ce qui implique donc les membres entiers.

En principe, le corps humain est défini comme « inexploitable » , mais depuis près de 127 ans la loi permet de léguer son corps à la science.

Quelques dates des avancées importantes pour sauver des vies :

  • La loi du 15 novembre 1887 permet à toute personne de décider de la destinée de sa propre dépouille mortelle. C’était, à cette époque, essentiellement destiné à la recherche dans le domaine médical.
  • La loi Lafay du 7 juillet 1949 permet à tout donneur de décider de léguer ses yeux, plus précisément la cornée, en vue de transplantation. Se limiter à un seul organe devint vite un frein au progrès médical, et ne permettait pas de répondre à une demande en constante évolution.
  • C’est alors que la loi Caillavet du 22 décembre 1976 voit le jour et permet d’élargir les prélèvements d’organes ainsi que les tissus.
  • Le 29 juillet 1994, deux lois sont conjointement établies, la première « au respect du corps humain », et la seconde « au don et à l'utilisation des éléments et produits du corps humain, à l'assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal » ont établis le cadre administratif et juridique de ces pratiques. Ce qui d’ailleurs entraina l’abrogation des lois Lafay et Cavaillet.
  • Le 1er juillet 1998 a complété celles de 1994 en mettant l’accent sur les règles incontournables de l’hygiène et de la sécurité sanitaire à respecter en vue de traiter les organes comme des produits de santé.
  • La loi du 6 aout 2004, a permis de faciliter les conditions d’accès aux organes et de cadrer les choses de façon précise, intégrant dans le code civil que : « Il ne peut être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l'intérêt thérapeutique d'autrui ».
  • La loi pose également le consentement du donneur en stipulant dans le code de la santé publique que : «le prélèvement d'éléments du corps humain et la collecte de ses produits ne peuvent être pratiqués sans le consentement préalable du donneur. Ce consentement est révocable à tout moment ».

Il est donc important de se faire connaitre en tant que donneur pour que la mort prolonge la vie !

Chaque individu est un donneur potentiel :

Toute personne étant en état de mort encéphalique (lorsque le cerveau n’est plus irrigué) est potentiellement donneuse d’organes.

Dans ce cas, des recherches sont effectuées grâce à des analyse sérologiques et également en questionnant les proches sur les antécédents familiaux. En cas doute sur la performance fonctionnelle de l’organe, il sera écarté d’une possible greffe, et ce, essentiellement dû à la manière dont la mort est survenue.

L’âge n’entre pas en compte, seul le critère de qualité fonctionnelle est examiné.

Comment me faire connaître :

Tout d’abord, il est important de faire connaitre sa volonté de donner ses organes à ses proches, ce qui facilitera grandement leur choix au moment opportun.
Vous procurer une carte de donneur d’organes en la portant sur vous est également un élément facilitant les démarches, sachant que chaque minute de gagnée est précieuse.

Pour établir votre carte c’est très simple, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • L’agence de la biomédecine met à disposition un formulaire à compléter pour recevoir sa carte.
  • Plusieurs associations soutenant le don d’organes vous permettent également de l’obtenir.

La carte de donneur n’a pas de valeur juridique, elle aide surtout les proches à prendre la bonne décision en respectant les dernières volontés du défunt.
Les mineurs peuvent également obtenir cette carte, même si, en cas de décès, ce sont les parents qui se positionnent sur le don d’organes. Connaître la volonté de son enfant est également une aide à la prise de décision.

Dans le cas ou vous refusez que l’on vous prélève des organes, vous pouvez vous inscrire sur le Registre National des Refus, auprès de l’agence de biomédecine. Seule cette démarche à une valeur juridique permettant de ne pas effectuer de prélèvement.

Et l’anonymat ?

L’anonymat est obligatoire, sauf en cas de don pendant son vivant. Il est appliqué entre le receveur et le donneur.
Seuls les médecins du donneur et les médecins du receveur peuvent établir un lien s’il y a une nécessité médicale à connaître les antécédents familiaux.

N’oubliez pas, parlez-en !

Pierre C.
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Fondateur de Lassurance-obseques.fr

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2 commentaires à Le don d’organes, une façon de voir la vie après la mort

  • J’ai fait ma carte! Je fais suivre !

    • Très bonne initiative Nini ! On ne soulignera jamais assez l’importance de le faire.

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