La perte d’autonomie : un sujet mal anticipé

Perte d'autonomie : les français sont-ils prêts ?

PERTE AUTONOMIES'agit-il d'une spécificité française ? Face aux risques de dépendance liés à l'âge, la population de l'Hexagone adopte une position contradictoire : la prise de conscience est évidente, la peur présente, … pourtant peu nombreux sont ceux qui anticipent et préparent leur fin de vie d'un point de vue financier. Qu'en est-il exactement ? Les études et les sondages se multiplient, commandités par les professionnels du secteur santé afin de cerner les angoisses, les attentes et les perceptions, cela pour y répondre au mieux.

Une position paradoxale

64 % des personnes interrogées ont tout à fait réalisé l'impact que la vieillesse a sur le mode de vie et la dépendance qu'elle peut induire. Pourtant 24 % seulement épargnent afin de prévenir les changements à mettre en place en cas de soucis de santé. Le constat n'est donc visiblement pas suivi d'effets et les stratégies d'anticipation ne sont pas encore un réflexe, loin s'en faut.

Des économies sans finalité réelle

Si pour ceux qui choisissent de se préparer, la démarche est le plus souvent d'économiser de l'argent dans la perspective de leur retraite (67 % d'individus abondent en ce sens, 42 % ayant tout à fait perçu l'impact financier de la fin de vie), seuls 28 % vont placer des sommes sur un compte dédié consacré spécifiquement à cette fin et façonné afin de répondre aux impératifs de la perte d'autonomie.

Des entraves multiples

Peur d'aborder le sujet ? Refus d'admettre qu'on peut être personnellement concerné ? Désir de consacrer son argent à des projets de vie ? Manque d'information portant sur les produits d'épargne spécialisés ? Les raisons sont nombreuses pour expliquer ce phénomène. On aborde peu le sujet en famille, parfois de peur que cela ne se réalise. Le manque de communication s'amplifie de par le refus de s'informer véritablement sur le sujet.

L'intervention de l’État

Devant l'absence d'implication de la population, c'est aux institutions que revient la charge de gérer la situation. Et les français plébiscitent cette solution : 42 % pensent qu'il faut y consacrer une partie des impôts, 39 % jugent que c'est du ressort de la Sécurité sociale. 27 % à peine considèrent comme normal que chaque individu orchestre leur propre assurance dépendance, ou du moins la complètent.

Et vous, vous êtes prêt ?

Delphine Neimon
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